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Notre nature

 

Depuis quelques décennies, la nature qui nous entoure exerce un attrait particulier sur le touriste. C’est d’ailleurs la vocation première de la région.
Rien qu’en forêt, nous pouvons rencontrer, à toute époque de l’année, promeneurs, randonneurs, cavaliers, vététistes et chasseurs.
La Semois, quant à elle, attire également des promeneurs, kayakistes, campeurs, pêcheurs, pique-niqueurs et baigneurs adeptes de la bronzette quand le temps le permet.
C’est en sachant appréhender notre environnement en « bons pères de famille » que les résidents des zones urbaines qui nous visitent participent à sa conservation. De plus, la protection manifestée par les pouvoirs publics, les associations pro-nature et les syndicats d’initiative pérennisent le respect ainsi témoigné par les visiteurs de nos contrées.

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C’est donc au gré de vos loisirs et même de votre vie quotidienne que vous allez découvrir la faune et la flore de notre belle région.
Nous n’allons pas dresser ici un fastidieux catalogue décrivant chaque espèce végétale ou animale vivant dans la contrée ; il y a pour ça des ouvrages spécialisés. Toutefois, nous allons vous citer celles que vous seriez susceptibles de rencontrer au hasard de vos pérégrinations.

Nos forêts sont escarpées, situées aux limites des champs. S’y dressent des grands chênes, hêtres, charmes, érables, frênes, bouleaux et pins sylvestres sous lesquels poussent inexorablement des noisetiers, sureaux, sorbiers, genêts, chèvrefeuilles, bourdaines, saules marsault, nerpruns, lierres, prunelliers, églantiers et merisiers.
Le long des ruisseaux se fixe l’aulne glutineux.
Le sol est couvert de ronce, canche, myrtille, luzule, bruyère et fougère.
Au milieu de cette forêt jardinée, l’homme à planté des îlots plus ou moins vastes de chêne d’Amérique, de hêtres et de résineux tels que l’épicéa, le douglas, le mélèze et le sapin pectiné.

Le long des routes et des sentiers, là où le soleil pénètre un peu, s’épanouit une flore assez riche par sa diversité : consoude, berce, angélique des bois, épiaire, compagnon rouge, herbe-à-Robert, épilobe, digitale pourpre, germandrée, ortie, lamier blanc, mouron blanc, rumex, renoncule, tanaisie, cirse commun, campanule, ail des ours, plantain, pissenlit, tussilage, pâquerette, vesce, achillée, arum, anémone des bois, muguet, jonquille, fraisier sauvage et même une variété d’orchidée.

Dans l’arrière saison, l’amateur averti s’adonne, panier sous le bras, à la cueillette de champignons savoureux : girolles, bolets, pieds-de-mouton, agarics et bien d’autres encore.

Photo panoramique du village envoyée par Monsieur Baudouin Peeters, de Les Hayons

Photo panoramique du village envoyée par Monsieur Baudouin Peeters, de Les Hayons

Ce milieu forestier et champêtre nous offre une faune très disparate. Sans citer les mouches, mouchettes, moustiques, guêpes, taons, frelons ou autres réjouissances du même acabit, on remarque la présence, de plus en plus compromise, de certains papillons comme le vulcain, le citron, le piéride du chou et la petite tortue. Suite au réchauffement de la température, on peut observer dans nos jardinières, butinant de fleur en fleur, un papillon gros comme deux petits pois dont le vol et l’aspect rappelle l’oiseau-mouche : il s’agit du sphinx colibri.

Sous le couvert forestier des feuilles mortes cohabitent l’épeire diadème et le faucheux sous l’œil rond du campagnol ou autre musaraigne.

Plus haut, dans les branches, une flamme rousse ou acajou jaillit : c’est l’écureuil. Il côtoie tout un monde aérien peuplé de buse variable, milan, épervier, faucon, pic épeiche, pie, tourterelle, pivert, troglodyte, gros-bec, corneille, ramier, coucou, geai…
La nuit est réservée aux effraies, hulottes, chevêches et chauves-souris.

Les oiseaux de nos campagnes sont moins farouches et se bousculent à nos mangeoires pendant l’hiver : les différentes mésanges, les pinsons, l’étourneau, le chardonneret, le verdier, les moineaux, les bruants, le rouge-gorge, la sittelle, le rouge-queue, le merle et la grive. L’été venu, le ciel accueille hirondelles, martinets, fauvettes, et alouettes.

Une haie ou un tas de bois à proximité d’une habitation peut cacher la limace ou l’escargot mais aussi les putois, fouine, martre, belette, furet, hermine et le gentil hérisson.

Revenons dans nos forêts et constatons que le renard et le blaireau y sont de plus en plus présents grâce à l’éradication de la rage. Le chat haret et le chat sauvage n’y sont plus vraiment rares. Il semblerait qu’un petit mammifère venu d’Asie, proche du raton-laveur, squatte les berges de la Semois; il s’agit du chien viverin, aperçu notamment dans la région d’Auby.
Quant au gibier, on le rencontre pratiquement à chacun de nos déplacements, même en voiture. Quelle que soit la route que vous prendrez pour quitter Les Hayons, vous êtes à peu près certains d’apercevoir une harde de cerfs (sur Bellevaux), deux ou trois chevreuils ou quelques sangliers (sur Auby, Dohan ou Noirefontaine).
Soyez surtout vigilants car, curieusement, si le gibier appartient à une société de chasse qui le nourrit toute l’année lorsque vous le braconnez, il ne lui appartient plus, en dehors des dates de battues, s’il provoque des dégâts à votre véhicule.
Autres gibiers, un peu plus rares, le lapin de garenne et le lièvre sont parfois visibles.

Mais quittons notre sylve ardennaise pour aller tremper nos pieds dans la Semois, sa toujours proche voisine.
Si le fond de la rivière est tapissé de renoncules aquatiques, les berges, elles, présentent une belle variété de végétaux : l’aulne glutineux, la renouée amphibie, l’iris des marais, l’acore odorant, le jonc fleuri, le salicaire, le populage, le sagittaire, le trèfle d’eau
Cette flore est visitée par de diverses libellules, mouches de mai, taons, simulies, phryganes, grenouilles, tritons et crapauds.
Sous l’eau, avec un œil exercé, on peut découvrir des mollusques aquatiques, des larves de libellules, des argyronètes, des notonectes, des dytiques dorés, des moules, des gammares, des puces d’eau, des scorpions d’eau mais aussi des écrevisses de rivière.
Sur l’eau, un insecte singulier semble glisser, c’est le géris.

Les oiseaux, eux, sont bien visibles ; le trait bleu et vif du martin-pêcheur, le dodelinement de la bergeronnette, le reflet vert du canard colvert, le bec rouge de la poule d’eau et le manteau gris du héron cendré.

Le pêcheur, au bord de l’eau… …aura le choix des méthodes de pêche pour prendre, à la selon et par ordre alphabétique : ablette, anguille, barbeau, brochet, carpe, chabot, chevesne, gardon, goujon, grémille, hotu, lamproie, loche, perche, rotengle, tanche, truite, vairon ou vandoise.

Terminons ici notre petit recensement non exhaustif à la découverte de l’environnement naturel de Les Hayons. Et si la promenade virtuelle vous a séduit, on vous attend très bientôt !