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L’église

 

Le village de Les Hayons a été érigé en chapellenie en 1699. Celle-ci dépendait de la paroisse de Bellevaux. A charge des habitants des Hayons de trouver un prêtre qui sera de préférence un enfant du village. Celui-ci sera chargé des confessions, de la cathéchisation, de l’enseignement de l’écriture et de la lecture, des messes, de la bénédiction de l’eau bénite et notamment, de la création d’un cimetière. Tout ceci sous la houlette de l’abbé R. de la Bouverie, curé de Bellevaux.
La Haute cour de Justice de Les Hayons, avait, quant à elle, acté les différentes dispositions à prendre pour financer ladite chapelle et son entretien, ainsi que la charge d’un curé.
Cette chapellenie fut érigée en paroisse en 1804 et ne devait donc plus dépendre de Bellevaux.
Construite dans la première moitié du XVIIIème siècle, dépendante de la paroisse de Bellevaux et de la commune de Noirefontaine dont Les Hayons faisait partie, une petite église se trouvait sur l’emplacement actuel mais suivant un axe oblique à la rue.
Parce qu’il pleuvait de toutes parts dans cette église et qu’elle devenait, par ailleurs, trop petite, une délibération du conseil communal de Noirefontaine introduit une demande de projet pour un nouvel édifice. Ceci se passe en scéance du 10-01-1853. Un même projet est demandé pour l’église de Dohan, onze jours après. En effet, celle-ci, appartenant également à la commune de Noirefontaine, menace ruines.
Un auteur de projet pour les deux églises est alors désigné; il s’agit de Monsieur Cordonnier, architecte provincial, habitant à Neufchâteau. Ses honoraires seront, à la demande du conseil communal en délibération du 01-05-1853, payés par la province. Ils s’élevaient à 87,95 frs pour Les Hayons et 99,20 frs pour Dohan.
Pour les différentes constructions, les devis se chiffrent respectivement à 14.544,50 frs et 14.130,30 frs.
Des rabais, bonis de sections et ventes extraordinaires de bois et terres boisées sont alors envisagés par la commune qui, en délibération du 31-08-1853, demande un subside au gouvernement et à la province pour la somme totale de 13.244,80 frs.
Apparemment, cette action n’aboutit pas, car, en délibération du 15-12-1853, on remet sur la table le devis de 14.544,50 frs pour l’église des Hayons.
En obtenant un rabais de 3.000 frs, un boni de section de 2.000 frs et en effectuant différentes coupes de bois, on obtient jusqu’à 10.200 frs.
Le conseil communal demande donc au gouvernement et à la province un subside du montant du solde, soit 4.344,50 frs. Pour Dohan, on procède de même et on demande un subside de 4.380,30 frs.
Et comme tout s’arrange pour qui sait attendre, c’est seulement le 18-09-1956 que les travaux sont mis en adjudication. Trois soumissions sont portées par devant le notaire Ozeray, de Bouillon. Et c’est Joseph Body, de La Cornette qui emporte les travaux pour 13.960 frs, devant Boulanger de Fays-les-Veneurs (13.980 frs) et Barthelemy Couvert de Chairière (14.960 frs). Les travaux seront surveillés par Remy Nemry, échevin, habitant Noirefontaine, à raison de 2 francs par jour pour les deux églises. La construction de l’église de Dohan fut confiée à l’entrepreneur Jean-Baptiste Chenot.
L’église actuelle a donc été construite en 1857. Elle est perpendiculaire à la rue principale : la rue de la Semois.
En 1903, un nouveau presbytère fut reconstruit en lieu et place de l’ancien. Avec la remise attenante, il a coûté la somme de 12500frs. Les autorités communales n’ayant pas voulu payer la construction de la remise, le curé de l’époque, Emile Lorent, décide de se débrouiller et obtient du Baron de Moffarts la somme de 500frs.
En juillet 1939, l’église se voit dotée d’une horloge qui a coûté 375 francs. Elle fut payée par Victor Body, de La Cornette, qui était à l’époque ingénieur au Congo.

Partiellement détruite par la foudre en 1974, l’église a acquis deux nouvelles cloches après sa restauration, en 1977.
Le dimanche 08 juillet 2007, la population hayonnaise, sous l’impulsion du comité de village et de la Fabrique d’église,a célébré le 150ème anniversaire de l’église. Un office y fut concélébré par Jean-Marie Wilmotte, notre curé, ainsi que par le doyen Monseur et l’abbé Arnould. La foule y assistant, composée des villageois, des autorités communales et des sympathisants s’est ensuite rendue à la salle Le Hultai, où une bière spécialement créée pour l’occasion fut servie. Comme chacun s’y attendait, cette bière, la bien nommée Saint Quirin, fut grandement appréciée.

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Le drapeau paroissial, datant de 1930 et partiellement brûlé dans l’incendie à été sauvé dans la décharge par Albert COULON puis récemment restauré et exposé dans le fond de l’église.

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Le presbytère fut érigé en 1903, Il est aujourd’hui un gîte pour touristes, appelé bien à-propos « Les Anges ».