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Sites historiques

 

Au lieu-dit  » Le Hultai » (Le Libehan), furent retrouvés des vestiges d’un vieux camp romain situé en face du gué du Maka..
Ce gué, situé à l’embouchure du ruisseau des Aleines, était protégé par cette fortification constituée par un fossé en forme de carré de 24 mètres de côté, nanti d’un talus hérissé de palissades. Si son origine reste indéterminée, elle figure cependant dans un inventaire des redoutes, dressé en 1695 par l’ingénieur Gillain.

guehultai

 

La tradition orale voudrait que, fin 54 – début 53 avant notre ère, une légion romaine (6000 hommes) commandée par Sabinus et Cotta, partie de Theux où elle avait été cantonnée, fut, par ruse, décimée dans une embuscade par les troupes d’Ambiorix, à Aduatuca (Tongres). Les deux lieutenants furent tués avec une bonne partie de leurs hommes.
En suivant des chemins détournés la légion décimée arriva près de Titus Labienus, cantonné à cet endroit. Labienus, grand stratège, était un légat de César en Gaule. Il vécut de 100 à 45 avant Jésus-Christ.

deroutegauloiLe gué sur la Semois était fréquemment bien utilisé avant la construction du premier pont sur la rivière: le pont de Liège à Bouillon, en 1069. C’est sans doute ce gué qui a donné, au fil des siècles, toute son importance à la région.
Une légende de fées belliqueuses est appropriée à ce site. (voir rubrique Légendes)
On pense que les anciens voulaient éloigner les enfants de ces endroits occupés par des militaires ou naturellement dangereux (les rochers, la rivière,…) en inventant des histoires effrayantes ou peut-être cette légende serait-elle une lointaine réminiscence d’un ancien culte celte ?

 

Au lieu dit « La Saint Joseph« , sur le ruisseau des Aleines se trouve un menhir. Cette pierre a été découverte par l’entrepreneur bouillonnais Philippe Poncin lors de l’aménagement des terres pour la construction d’un abri barbecue. Certains prétendent que cette pierre vue de face, sous une certaine luminosité, laisse deviner un visage vu de profil; ce serait le visage de Sigebert III. Cette pierre du néolithique aurait été réutilisée en 654 comme borne mérovingienne délimitant l’évêché de Trèves dans les terres d’Austrasie.

pierrelevee

 

Le lieu-dit « La Roche Percée » est un des plus anciens sites de l’Ardenne, cité au haut Moyen Age comme « petra quadrata » (pierre carrée) en 644, puis comme « petra pertusa » (pierre trouée). Cette roche fut la limite des trois évêchés de Reims, de Trèves et de Liège.

Gravure tirée de l'ouvrage " Les Ardennes " de V.JOLY

Gravure tirée de l’ouvrage  » Les Ardennes  » de V.JOLY

 

Le Chemin de la Plaine commence à la limite du Bois de Menuchenet, presque perpendiculairement au fameux Chemin Neuf.
Il marque la frontière communale entre Bellevaux et Noirefontaine.
Au XVIIIème siècle, il était jouxté de trois redoutes*, ouvrages de défense et d’observation, ainsi que du « Camp des Montagnards », célèbre dans la région.
Le chemin longe ensuite la route de Brienne, entre Bellevaux et Les Hayons, arrive dans la plaine des Hayons, rejoint la route des Scaïrs et l’ancien chemin allant de Bellevaux à Dohan, toujours bien marqué. Ensuite, il croise le chemin des Evys, longe la Germone et passe par la Virée du Terme pour descendre à Dohan.

C’est en 1644 que commença, sur la frontière française de l’époque, la construction d’une série de petites tours : les redoutes. Placées entre des forteresses importantes comme Namur, Bouillon et Luxembourg, elles étaient destinées à former une sorte de rempart aux places fortes françaises telles que Mézières, Sedan, Stenay et Verdun. On en a recensé 28 sur la Semois. Chaque redoute était gardée par 10 hommes placés sous les ordres d’un sergent.